Culture & traditions bretonnes

Coiffes et costumes

Ne remontant qu'au XVIe siècle, les origines du costume breton sont relativement récentes. On recense près de 70 costumes et coiffes, qui représentaient des communautés aux personnalités différentes (à l'échelle d'un pays ou d'une paroisse), au sein même d'une identité bretonne plus large. On utilise ici le passé, puisque leur usage a aujourd'hui quasiment disparu. Seules quelques femmes de la région de Pont-Aven les arborent encore quotidiennement, et les cercles celtiques les ressortent le temps de manifestations folkloriques. Et si l'image de la Bigoudène est très répandue, c'est que, outre l'aspect spectaculaire de la coiffe, cette mode a perduré dans le pays bigouden plus longtemps qu'ailleurs. En tout cas, ne vous attendez pas à croiser des Bretons en costume à tous les coins de rue, vous aurez plus de chances d'en voir dans les festoù-noz et les pardons ou au Festival interceltique de Lorient.

 

Les contes et légendes

Légendes locales ou grands thèmes communs à tous les pays bretons, tous nourrissent profondément l'imaginaire des peuples. Quelques grands écrivains bretons se sont attelés à la collecte de ces contes et légendes ; citons Anatole Le Braz (1859-1926) et François-Marie Luzel (1821-1895) par exemple.

L'Ankou

Voilà quelqu'un qu'on vous souhaite de ne pas rencontrer au détour d'un chemin, ce serait là votre dernière balade. Ce charmant squelette armé d'une faux est la représentation de la mort dans la tradition armoricaine. Il circule la nuit sur son karrig an Ankou, le char de l'Ankou, et y embarque les morts vers l'au-delà. Celui qui entend le grincement des roues de ce “ convoi de malheur ” doit s'attendre à la mort prochaine d'un proche, et jamais personne n'a réchappé d'une rencontre avec lui.

Les Korrigans

Ces " petits " nains (Korr signifie nain, et le suffixe ig petit), très présents dans les contes traditionnels, vivent dans la nature et installent généralement leurs repaires dans des grottes ou des dolmens. Ils y amasseraient d'immenses richesses dont ils feraient profiter les humains les jours de bonté. En revanche, ils seraient aussi capables de sévères punitions pour ceux qui les mépriseraient.

Les légendes arthuriennes

Dans la littérature du Moyen Âge, l'origine des romans bretons constituait la “ matière de Bretagne ”. Parmi ces récits, les légendes du cycle arthurien (ou de la Table Ronde) ont été localisées en forêt de Brocéliande à partir du XIe siècle, même s'il semble que ces aventures se soient déroulées en Grande-Bretagne et en Bretagne continentale. Les chevaliers de la Table Ronde (dont les plus célèbres, Arthur, Lancelot et Perceval), Merlin l'Enchanteur, Viviane, la fée Morgane..., tous ces “ esprits ” hantent aujourd'hui Brocéliande.

Les druides

Les druides étaient placés au sommet de la hiérarchie sociale, avant le roi celte. Ils étaient tout à la fois prêtres, juges et professeurs. Interprètes de la volonté divine, ils étaient chargés des sacrifices. Ils avaient sacralisé la nature, les arbres et les plantes. C'est ainsi que le chêne, arbre supérieur, était vénéré des druides comme représentation celtique de Jupiter. Vêtu d'une robe blanche, le druide grimpe à l'arbre et, armé d'une faucille d'or, recueille le gui dans un linge blanc.

Emblèmes et symboles bretons

- Le drapeau : le fameux gwenn ha du (“ blanc et noir ”). Créé en 1923 par Morvan Marchal, fondateur et militant du mouvement nationaliste Breizh Atao, il fut déclaré drapeau national breton en 1927. Ses cinq bandes noires représentent les évêchés de haute Bretagne et ses quatre bandes blanches les évêchés de basse Bretagne. Le quart gauche est occupé par onze mouchetures d'hermines. Différentes interprétations accompagnent ce nombre onze : il rappellerait les onze ducs ou duchesses qui furent à la tête de la Bretagne ou au nombre de lettres du “ slogan ” Breizh Dieub (“ Bretagne Libre ”). En réalité, le nombre de mouchetures d'hermine n'aurait pas de signification. La tradition veut que l'on porte ce drapeau droit au-dessus de la tête.

- L'hermine :

l'hermine est devenue emblème de la Bretagne au début du XIIe siècle par le mariage d'Alix, héritière du duché de Bretagne, avec Pierre de Dreux, dit Mauclerc, un duc capétien. En plus de ses armes, Mauclerc portait en brisure une hermine pour se distinguer des autres membres de sa famille. Bizarrement, Alix adopta les armes de son mari et non celles de sa propre famille.
- Le triskell : outre le drapeau, il est avec l'hermine le symbole le plus répandu en Bretagne. C’est une sorte de croix formée de trois spirales ou ailes. Ces spirales représentent les trois éléments, l'eau, l'air et le feu. D'abord utilisé comme motif décoratif par les Celtes, le triskell fut repris à partir de la fin du Moyen Âge dans l'art religieux et dans l'ornement du mobilier rustique.
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La croix celtique : symbole essentiel du christianisme, la croix est, en pays celte, inscrite dans un cercle. On peut assimiler ce dernier au “ cercle druidique ” (où se tiennent les rites), mais également au symbolisme de la roue très présent dans la tradition celtique. La roue illustre notamment la notion de temps (en breton, le temps tourne mais ne passe pas, et beaucoup d'expressions se rapportent à cette idée).

Les langues bretonnes

Il y a le breton à l'ouest, le gallo à l'est. Aux origines de la Bretagne, on trouve des colonies d'émigrants bretons, venus de Grande-Bretagne au Ve siècle. Comme le gallois et le cornique, le breton est issu du brittonique, lui-même rameau historique du celtique. C'est du Ve au IXe siècle, époque du vieux breton, que datent la toponymie et les patronymes d'aujourd'hui.
On pouvait aussi s'exprimer en gallo (gallec : l'étranger = français en breton) qui, comme le francien, le picard ou le normand, est une langue romane dérivant du latin populaire, un riche rameau de l'ancien parler d'oïl. Le breton serait ainsi une langue d'importation par rapport au gallo.
Depuis la III
e République, les instituteurs imposant le français partout, le breton et le gallo reculent simultanément en effectif et en aire d'influence. Actuellement, 304 000 personnes déclarent comprendre le breton. Il existe maintenant un breton académique enseigné à Rennes et à Brest : 440 candidats passent une épreuve de breton au bac, et un peu moins pour le gallo (sur 32 700 élèves), beaucoup moins utilisé.

La question des langues régionales est toujours au coeur de l'actualité, sans avoir encore véritablement trouvé de réponse. Le 6 mai 1999, la France a signé la Charte européenne des langues régionales. Elle a retenu 39 engagements sur les 98 proposés par la charte. Par exemple, l’enseignement des langues régionales en primaire, mais sans être imposé. Le président de la République est favorable à « une loi-programme pour le développement des langues régionales ». Mais il refuse, à l’heure actuelle, de modifier la Constitution qui stipule que la France n’a qu’une seule langue, le français.

La musique bretonne

Histoire condensée

La musique bretonne est intimement liée à l'histoire de la Bretagne. Elle a su garder une culture vivace et sa musique se porte bien. Mais attention, il est difficile de parler d'une “ musique bretonne ”. On se rend rapidement compte à quel point elle est variée. Selon les circonstances déjà ; on chantait différemment à une noce, à une veillée ou à un fest-noz. La gwerz, par exemple, est une complainte que l'on chantait le plus souvent a cappella les soirs de veillées.
La tradition changeait aussi selon l'espace, on chantait en breton en basse Bretagne et en gallo en haute Bretagne, de même que l'on jouait plus volontiers
bombarde, biniou et treujenn-gaol en basse Bretagne et vielle, violon, accordéon et veuze en haute Bretagne.

Mais la force de la musique bretonne, c'est d'avoir su évoluer dans le temps. La musique comme l'ensemble de la culture bretonne est un immense métissage, fait d'apports extérieurs et d'intégration, d'assimilation.

Où écouter de la musique et découvrir le vrai folklore ?

Au milieu des années 70, les bistrofolk font leur apparition en Bretagne. La musique bretonne y côtoie celle des autres pays celtiques frères, comme au Festival interceltique de Lorient, qui se déroule durant la 1re quinzaine d'août (voir la rubriques « Activités »).

Un autre festival, pas spécifiquement breton mais qui mérite le détour : la fête du Chant marin (1re quinzaine d'août). Durant 3 jours et 3 nuits, des groupes musicaux, avant tout bretons et britanniques mais également de toutes les mers du monde, se succèdent sur différents podiums et “ bateaux musique ” ancrés dans un port. À cette occasion, nombreuses expositions et démonstrations ayant trait à la marine à voile. Renseignements à la revue Chasse-Marée de Douarnenez dès janvier au tel : 02-98-92-66-33.

Les instruments et les musiciens

- La veuze :

cornemuse bretonne à un bourdon du pays nantais, proche de la cornemuse médiévale.
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Le fiddle :

Le violon est considéré comme l'instrument du diable dans les croyances bretonnes. Superstition compréhensible puisque les festoù noz était jadis satanisés par l'église.
Cela n'empêcha pas l'instrument à corde d'être trés populaire. Surtout vers Cancale et Saint-Malo où il accompagnait souvent la vielle.

violon utilisé de façon traditionnelle en Irlande et en Écosse.
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Le biniou-koz :

Composé d'une poche, d'un porte-vent, d'un chalumeau et d'un bourdon, le biniou est à la Bretagne ce que la cornemuse est à l'Ecosse.

Très utilisé dans les fest-noz, il forme avec la bombarde le couple des sonneurs par excellence.

instrument le plus représentatif de la musique bretonne. Il est constitué d'une poche gonflée à l'aide d'un tuyau par le sonneur qui joue sur une sorte de petit tuyau comprenant six trous.
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Le biniou-braz :

cousin breton de la cornemuse écossaise, mais plus petit, plus aigu et à un seul bourdon.
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La bombarde :

Issu de la famille des hautbois, cet instrument typique du pays vannetais se distingue par un perce conique et une anche double. Les bombardes comportent souvent six trous.
Elles sont associées au biniou dans les fest-noz et forment ainsi un couple de sonneurs très populaire en Bretagne.

instrument très ancien, venu tout droit du Moyen-Orient, ancêtre du hautbois. Elle comporte six trous et une ou plusieurs clés. Il faut pincer l'anche avec les lèvres et souffler simultanément.
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Les tambours et grosses caisses

sont généralement utilisés dans les bagadou.
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La vielle à roue

La vielle est un très vieil instrument originaire du pays de Saint Malo. C'était l'instrument du pauvre que les mendiants utilisaient.
La vielle est munie de touches et de cordes frottées par une roue.
Moins populaire vers le XIXème siècle, elle reprend aujourd'hui du "poil de la bête" et il n'est plus rare de voir jouer cet instrument trés sonore.

est identique à celle du Berry.
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La harpe celtique

connaît un retour de faveur avec Alan Stivell.
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La clarinette

C'est un musicien de Morlaix qui introduisit la clarinette, alors appelée "Treujenn gaol", au XIXème. Elle possédait le plus souvent cinq trous. Ce "tronc de chou" à anche simple fut pendant un temps plus populaire que le biniou dans les festoù noz.
Le célèbre sonneur de Corlay, Pierre l'Aveugle, passa à la postérité grâce cet instrument et au "Ton Pier an Dall", l'"air de Pierre l'Aveugle

(ou treujenn-gaol en breton) est pratiquée depuis la fin du XVIIIe siècle en Bretagne.
- Un couple de sonneurs est généralement constitué d'un joueur de biniou-koz et d'un tabalarder (joueur de bombarde), ou alors de deux tabalarders.
- Un bagad (pluriel : bagadou) : ensemble de joueurs de bombarde, de biniou-braz et de percussions.
- Un cercle celtique se compose de musiciens, danseurs et chanteurs.
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Le kan ha diskan : chant à refrain pour danser.
- L'orgue est également pratiqué en Bretagne, souvent avec une bombarde.

Danse et fest-noz

 

La fête
Les festoù-noz

La fête traditionnelle bretonne par excellence, issue des traditions celtes, est encore bien vivante ! Reportez-vous aux journaux régionaux si vous en doutez.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le festoù-noz, qui se prononce fest noz, se déroule le plus souvent en plein air. Un groupe de musiciens joue des airs traditionnels au son des bombardes, binious, clarinettes, vielles et autres violons.

Prés de la scène, gavottes, contre-danses, dérobées et ridées vous invitent joyeusement à essayer les pas traditionnels (du moins, on essaie. Ne vous inquiétez pas, personne ne se moquera de vous si vous faites n'importe quoi). On croirait d'ailleurs ces vieux pas de danses perdus. Pourtant, certaines écoles laïques enseignent encore les règles traditionnelles des rondes dans certaines régions de Bretagne.

 

" la gavotte "

La gavotte tient son origine de Bretagne Sud. Selon les régions, on la danse en huit temps, ouverte, fermée et souvent en chaîne.

" la gavotte "[ musique extrait]

" le plinn "

" le plinn "[ musique extrait]

" la fisel "

"la fisel "[ musique extrait]

" l'en dro "

" l'en dro "[ musique extrait]

*l'hanter dro*

*l'hanter dro*[ musique extrait]

*laridé*

La ridée est une ronde de six ou huit temps. On s'y tient le plus souvent par le petit doigt ou la main, selon les différentes variantes. Car du pays de Léon au Morbihan, la ridée se danse différemment

*laridé*[ musique extrait]

 

 

Les grands classiques sont la gavotte, le plinn et la fisel du pays des montagnes, l'en dro, l'hanter dro et les laridés du pays vannetais, sans oublier le kost er c'hoad, la danse Léon, le rond de Saint-Vincent de Loudéac, la dérobée de Guingamp et les innombrables variantes, dans tro plin est la danse du Centre Bretagne s’étendant sur un zone géographique recouvrant le sud des Côtes d’Armor . Arrivées en Bretagne au XIXe siècle pour la plupart, quelques danses de couple, bien loin de la tradition bretonne, sont néanmoins pratiquées : scottish, valses, valses écossaises, polkas, champenoises...
La grande révolution s'opère dans les années 60, avec le regain d'intérêt pour la musique et les instruments traditionnels. L'autre phénomène fondamental est l'urbanisation du fest-noz.

Ce qui frappe, la première fois que l'on se rend à un fest-noz, c'est tout d'abord son côté collectif et le mélange des générations. C'est ensuite son caractère gai et vivant. On danse en chaîne, ouverte ou fermée, soudés les uns aux autres pour que l'énergie de chacun se transmette au voisin.

Religion

Les pardons

Aucune terre d'Europe ne possède autant de monuments religieux que la Bretagne. On édifia des églises, on sculpta des calvaires et des croix. C'est de ce fonds religieux, transmis depuis des siècles, que les pardons découlent naturellement. Leur but : rendre hommage annuellement et collectivement au saint local. Chaque paroisse a le sanctuaire de son éponyme, parfois plusieurs, disséminés dans la campagne, au hasard des chapelles. Aussi les pardons sont-ils nombreux et variés.

Le Tro Breizh

Ce “ tour de Bretagne ” est en fait un pèlerinage passant par les sept villes fondées par les saints fondateurs de la chrétienté en Bretagne : Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dol-de-Bretagne, Vannes, Quimper, Saint-Pol-de-Léon et Tréguier. Il fallait suivre un itinéraire précis, dit “ pèlerinage des Sept Saints ”, à savoir : Brieuc, Malo, Sanson (Dol), Patern (Vannes), Corentin (Quimper), Pol (de Léon), Tugdual (Tréguier). Datant du haut Moyen Âge (IXe siècle), il permet à ces pèlerins, selon la tradition, de gagner le paradis à coup sûr, tandis que les autres, après leur mort, doivent effectuer cette distance au purgatoire, avançant de la longueur de leur cercueil tous les 7 ans ! Très suivi aux XIIe et XIIIe siècles, il disparut plus ou moins à la fin du Moyen Âge, avant d'être réhabilité depuis 1994 par deux associations.
- La Route Historique du Tro Breizh : association basée boulevard Hérault, 22000 Saint-Brieuc. Tel : 02-96-33-10-22. Son but est surtout de réhabiliter tous les sites liés au Tro Breizh, chapelles...
- Les Chemins du Tro Breizh : à Saint-Pol-de-Léon. Tel : 02-98-69-11-80. Une autre association qui organise chaque année un pèlerinage entre deux villes étapes du Tro Breizh.

Les sports traditionnels bretons

- Le gouren : la lutte bretonne.
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L'essieu de charrette : il s'agit d'un essieu de charrette légère ou de char à bancs, d'arbre carré de section et d'un poids d'environ 47 kg. Il est présenté sur deux rondins ou deux pierres de même épaisseur, entre lesquels se tient l'athlète. Le jeu consiste à lever l'essieu à bout de bras au-dessus de la tête, le plus grand nombre de fois possible en 2 mn. Entre chaque lever, l'athlète doit obligatoirement reposer l'essieu sur les rondins sans le lâcher des mains.
- Lancer de la pierre lourde : c'est en réalité un poids de meunier de 20 kg. Le lanceur dispose d'un élan de 2,13 m et il peut lancer à une ou deux mains, mais sans se servir de l'anneau. Chaque concurrent a droit à trois essais mais ne doit pas mordre sur la marque qui lui est imposée.
- Bâton de bouillie : le jeu se pratique entre deux adversaires qui s'affrontent selon un tirage au sort préalable. Le bâton est une pièce de bois de 50 à 60 cm de longueur, de section cylindrique. La planche est fixée de chant sur le sol, elle a 2 m de longueur, 20 cm de hauteur. Les joueurs sont assis par terre, face à face, de part et d'autre de la planche, les pieds à plat contre elle. Une partie se fait en deux manches, plus éventuellement la belle. Le vainqueur est celui qui fait passer la planche à son adversaire ou qui lui fait lâcher le bâton. Rien ne vaut la pratique pour une meilleure compréhension.
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Lever de la perche : elle est d'acier éprouvé, cylindrique et d'une longueur de 6 m, munie d'un curseur de 23 cm. Le jeu consiste à lever la perche à la verticale et à la maintenir dans cette position pendant au moins 3 secondes afin que le bas bout pénètre légèrement dans le sol. Une fois ce bas bout au sol, l'essai est terminé, le joueur se saisit de la perche et la pose à terre. Chaque concurrent a droit à trois essais par point fixe du curseur. Ce curseur est déplacé d'une distance appréciée par l'arbitre après chaque essai réussi.
- Tir à la corde : d'une longueur de 25 à 32 m, d'un diamètre de 45 mm. Un témoin central : un ruban jaune de 30 cm et deux témoins latéraux situés chacun à 3,50 m de part et d'autre du témoin central. Il y a deux équipes de 6 tireurs chacune plus un hisseur et un remplaçant. Le hisseur ne peut jamais toucher la corde pendant le jeu ni servir de remplaçant. Le remplacement d'un tireur se fait au cours d'un match mais jamais pendant un tiré. Les tireurs sont pieds nus, il leur est interdit de tirer couché ou assis ; si quelqu'un tombe, il doit lâcher la corde et se relever avant de la reprendre. Le fait de creuser des trous dans le sol ou de marquer celui-ci à coups de talon disqualifie. Par ailleurs, le dernier tireur n'est pas autorisé à s'enrouler la corde autour du corps.
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Relais avec charge de 50 kg : chaque équipe comprend 6 hommes sans remplaçant et chaque concurrent parcourt 120 m avant de transmettre le sac de 50 kg à son équipier. La charge doit être remise derrière le piquet de départ, et tout sac tombé à terre doit être relevé par le coureur sans aucune aide. Les concurrents franchissent leur obstacle dans leur couloir, et le fait de jeter la charge n'importe où et n'importe comment disqualifie. Elle doit être posée debout, au lieu indiqué.

 

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